chaque être possède dix mille mètres de ciel bleu sur sa tête. antoine de saint-exupéry

Et si en plus il n’y a personne…
16 avril, 2009, 11:53
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Et si en plus il n'y a personne... dans - Musique ! hebron_colon_femme_attaquant_femme_pal

alain souchon

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Qu’Avril bourgeonne ou que Décembre gèle…
15 avril, 2009, 12:05
Classé dans : - Musique !

Qu'Avril bourgeonne ou que Décembre gèle... dans - Musique ! 26_oies_en_vol

 

Des assoiffés d’azur, des poètes, des fous… 

Les Oiseaux de passage par Falak, texte de Jean Richepin, musique de Brassens

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9 avril, 2009, 19:22
Classé dans : - Cinema !

 dans - Cinema ! slumdog-millionaire--2-copie-1 

Slumdog Millionaire

 

Le dernier film de Danny Boyle est une œuvre rare. Doublement d’actualité quand elle propose d’étudier un clivage social grandissant, et les inégalités des pays émergents comme l’Inde, mais surtout par le traitement de cette fresque moderne, qui questionne la position du cinéma contemporain face au monde en mutation. Boyle, fidèle à son désir de voyage (de Transpotting et l’appel de l’évasion, jusqu’au voyage ultime de Sunshine, en passant par La Plage, qui interrogeait déjà l’Asie du sud-est : Asie/Occident, comment ça va avec la douleur ?), parcourt l’Inde des bidonvilles de Bombay jusqu’au palais du Taj Mahal. On pense au Darjeeling Limited de Wes Anderson, qui nous offrait un road movie poétique et initiatique le long des chemins de fer indiens : une famille, plongée dans ce pays immense et étranger, allait se disloquer et se réunir. Dans Slumdog Millionaire, la déconstruction participe de la poésie. Boyle aime bouleverser les sociétés occidentales en les exposant à un isolationnisme forcé (la Grande Bretagne en quarantaine dans 28 jours plus tard, et dans La Plage), mais aussi en effaçant les clivages sociaux et les préjugés moraux. Pas de manichéisme dans le cinéma de Boyle, pas de discours, ni de démonstration. Boyle choisit le choc visuel, la confrontation, le paradoxe (déjà contenus dans le titre), pour que sa poésie soit aussi brutale que les thèmes qu’il aborde.

Le cinéaste veut, dans Slumdog Millionnaire, nous faire sentir l’Inde : l’odeur de merde des toilettes des slums, la chaleur étouffante du centre ville, le feu, le sang, la sueur. Les deux frères traversent l’enfance comme on traverse un pays, en y côtoyant le malheur et l’injustice, le viol, le meurtre, la faim…la misère. Mais Boyle ne dénonce pas, pas plus qu’il ne s’apitoie sur le sort de ses personnages. Partout, la misère rencontre la chance, la mort appelle l’amour, et l’injustice vient avec la fortune. La vie est faite de mélange, disait Bergson, Boyle semble aimer cette idée et s’amuse avec le talent d’un pur visionnaire à surprendre et dérouter : l’amour et l’espoir (l’humour !) surgissent là où le spectateur ne saurait les attendre, dans la merde et la poussière. On est donc dérouté par Slumdog millionnaire, qui se présente comme un conte de fées moderne, romantique et violent. Un oscar mérité pour ce film, qui a le courage de plonger dans la misère du monde, sans en ressortir grandi ou moralisateur. Le réalisateur prend tout à contre-pied, même le Happy End. L’ironie est palpable. L’enfant du bidonville devient millionnaire et (re)trouve l’amour… est-ce le signe que tout est possible ? Que la frontière entre extrême pauvreté et très grande richesse n’est pas si infranchissable qu’on veut bien le dire ?

     

Le réalisateur ne semble pas s’embarrasser de ces questions et nous présente une fable, un conte visuel plutôt qu’un drame social. Il s’agit ici d’interroger les codes du récit et de présenter une œuvre purement visuelle : un divertissement. Là est peut-être le point faible du dernier film de Danny Boyle. A force de voir le fond et la forme s’entre-choquer, le spectateur perd ses repères et ne sait plus sur quel pied danser (et effectivement, la musique, omniprésente, y est pour beaucoup !). Que retenir de cette fresque/mosaïque mélangeant légèreté et gravité ? Par moment, Slumdog se présente comme un très long clip musical, au traitement visuel original (chaque plan est une trouvaille), d’autres fois, Boyle transforme son récit en film d’aventures pour enfant. A force de présenter des images exotiques et déroutantes, et de les faire bouillir par un montage nerveux, Boyle perd le fil d’une histoire romantique incroyablement bien écrite. Slumdog Millionaire est une œuvre originale, déroutante, mais inégale. Bien que l’impression de confusion et de non finitude fasse partie intégrante du cinéma de Boyle, elle a ici quelque chose de gênant. Boyle nous invite au voyage, mais nous offre un film musical. Il nous offre une belle histoire d’amour, mais avec le recul de l’auteur qui s’en amuse. Il nous fait voir la misère, mais toujours comme décor d’un comte optimiste. Si bien qu’au sortir du film, on ne sait plus trop quoi penser : a-t-on réellement découvert l’Inde ?

Passé un bon moment de cinéma ? Doit-on s’indigner ou se réjouir ? Le mélange des genres, le choc visuel qui perturbe les préjugés de spectateur, sont des entreprises courageuses, rares et intéressantes. Pour cela, Boyle mérite effectivement son prix de meilleur réalisateur. Celui qui a déjà mis les pieds sur un plateau peut imaginer l’incroyable défi technique, géographique et humain que représentait la mise en image de cette histoire ambitieuse. Et le parti pris déroutant est tenu de main de maitre, par un cinéaste qui semble avoir présenté là son film somme, sans doute le plus personnel et le plus courageux. Mais si l’entreprise est remarquable et mérite ces applaudissements et cette récompense, le film lui-même, en tant qu’« œuvre du monde » et œuvre cinématographique, semble trop incomplet, confus, vaporeux. Slumdog est un film à voir, une expérience de cinéma réjouissante, mais sans doute pas le « meilleur film de l’année ». L’oscar, récompense hollywoodienne suprême (en termes médiatique et symbolique), n’est-il pas censé inscrire avant tout des films « majeurs » au panthéon des grandes œuvres de cinéma ?



2 avril, 2009, 14:20
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VIRGINIA WOOLF REVIENT !

 

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On connaissait de Viviane Forrester ses écrits sur « L’Horreur économique », ses critiques farouches du système de société américain – moins violentes toutefois que le très américain Gore Vidal. On savait combien les ultra-libéraux en tous genres lui étaient tombé dessus à cause de quelques approximations chiffrées notamment dans ses thèses. Sans doute le sujet sur lequel elle vient de se pencher, après un détour plutôt heureux du côté de Van Gogh, lui sera-t-il plus paisible. Mais rien n’est certain. Son Virginia Woolf n’est pas à proprement parler une biographie, en tout cas pas une biographie à l’américaine, retraçant par le détail tous les instants successifs de l’existence de l’écrivaine moderniste qui foudroya le système du roman anglais bourgeois XIXe. Rien à voir avec le compte-rendu méticuleux et circonstancié de Quentin Bell, le neveu de la grande dame, ni avec les travaux complémentaires et fouillés d’une Hermione Lee. Viviane Forrester ne bouleverse pas notre vision de Virginia. Pourtant, son récit – car c’est le mot le plus juste que nous trouvions pour le qualifier – propose une Virginia Woolf touchante, humaine, romanesque. Chatoyante, fragile, désopilante et meurtrie. Et surtout vivante. Très vivante. Proche de nous. Et très juste. Plus juste que tous ceux qui lisent son parcours avec comme perspective nécessaire le suicide final. Car non, Virginia n’était pas destinée à se suicider. Non, elle n’était pas en permanence mélancolique et désespérée. Au contraire. Tous ses proches – que nous avons rencontrés pour les besoins de nos travaux sur cette auteure – le confirment et le répètent. Virginia était drôle, dure, cruelle avec les tendres, respectueuse avec les forts. Dans le récit de Viviane Forrester, elle nous fait trembler d’émotion. Parfois plier de rire. Et souvent elle nous agace. Rien à voir avec la légende de psychopathe imprimée par son mari Léonard comme un Pierre Bergé tentant de ses hisser à la hauteur de la statue qui lui fait de l’ombre. Virginia Woolf dessine une ronde endiablée et brillante. Viviane Forrester soulève ses masques et dévoile ses secrets avec une sensibilité qui excuse quelques légèretés biographiques. Sans doute la biographe s’est-elle reconnue dans la femme prête à étreindre le monde, à s’en emparer par le langage et par les silences assourdissants de sa solitude. Virginia est certes écorchée vive, à nu, traversée par des affres comme tout artiste à l’écoute des forces qui l’habitent et qu’il ne maîtrise pas. Elle doit subir comme une condamnation à vie son propre génie. Chaque livre lui pèse, comme un enfant qui ne veut pas naître. La maternité lui manquera, elle jalousera sa sœur Vanessa jugée plus épanouie qu’elle, et pourtant : cette dernière fera le sacrifice de sa vie de femme pour rester toute son existence auprès du charmant, léger et volage Duncan Grant qui lui restera fidèle en amitié, présent jusqu’au bout, mais absent jour après jour parce qu’il lui préfère ses jeunes modèles masculins. Lourde de l’œuvre qui jaillit d’elle, Virginia affirmera : « Je sens dans mes doigts le poids de chaque mot », avant de répondre à « l’étreinte » promise par la mort en allant se noyer, les poches pleines de pierres, dans la rivière Ouse. Nul ne connaît les véritables raisons de son suicide. Comment savoir ce qu’elle-même ignore ? On est si loin de soi. Les cendres de Virginia reposent au jardin de Monk’s House à Rodmell, et son écriture n’en finit jamais de couler comme un fleuve, ne roulant jamais les mêmes eaux. C.S.



1 avril, 2009, 8:22
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Nous resterons sur terre

 dans - Environnement ! AFFGLA

« Une incompatibilité entre le système terre et notre système civilisationnel »

Nous resterons sur Terre, avec Mikhaïl Gorbatchev, James Lovelock, Wangari Maathai et Edgar Morin |

Après avoir travaillé une dizaine d’années dans la communication, Olivier Bourgeois décide de se consacrer à sa passion : le cinéma. Nous resterons sur Terre est son premier long-métrage en tant que producteur et co-réalisateur, avec Pierre Barougier.

- A quand remonte le projet Nous resterons sur terre, et comment vous êtes-vous répartis les rôles avec Pierre Barougier ?

Le travail a débuté en juin 2004. Se lancer dans la réalisation de ce film a été une manière de remettre du sens dans nos vies. Pierre et moi sommes d’abord passés par une phase d’autoformation universitaire accélérée sur le thème de la planète. Après avoir lu des dizaines d’ouvrages, on prend conscience que l’homme va dans le mur. On passe alors par une profonde dépression, suivie d’une phase d’extrême lucidité. Les rencontres avec Edgar Morin et James Lovelock, deux des intervenants du film, ont été décisives. Le premier sait mettre de la science dans sa philosophie et le second de la philosophie dans sa science. Le film a mûri au fur et à mesure qu’on avançait. C’est l’addition des sensibilités de tous ses contributeurs.

- Nous resterons sur Terre laisse une grande place à l’image, à la musique, ce qui offre au spectateur une vraie liberté d’interprétation. Pourquoi ce parti pris esthétique ?

Nous resterons sur terre est avant tout un film de cinéma. Et pour moi, le cinéma doit parler à l’intellect, mais aussi et surtout au cœur. C’est ce qui manque dans Une Vérité qui dérange, le film d’Al Gore. Lui a réalisé un constat scientifique sur les conséquences du réchauffement climatique. Nous, on aborde la question de la cause, du rapport entre l’homme et la nature, afin de lever les mécanismes de déni.

- En quoi ce film peut-il contribuer à faire avancer la cause écologique ? Et qu’aimeriez-vous que se dise le spectateur après avoir vu Nous resterons sur Terre ?

Depuis des années, on traite l’environnement comme un sujet qui nous est extérieur. Chacun déploie une énergie extraordinaire pour s’extraire de son environnement, afin de s’en recréer un autre, artificiel. C’est une façon d’être dans le déni, de ne pas se regarder, de détourner le problème. Il faut se retourner sur ce fabuleux paradoxe oublié : notre supposée autonomie nous a rendus totalement dépendants.
J’aimerais que les gens qui voient ce film se rendent compte qu’ils sont des « spect-acteurs », et pas seulement des spectateurs. Ils doivent débattre de ce sujet, prendre conscience de tous les signes de l’incompatibilité entre le système terre et notre système civilisationnel. J’aimerais qu’ils se disent : n’est-ce pas à nous de nous réapproprier ce sujet-là ? Quels moyens avons-nous d’infléchir la direction que nous prenons? Quelle place voulons-nous avoir dans ce monde ?

- Dans le film, Edgar Morin parle de « repenser la relation avec nous-mêmes et pas seulement avec la nature». Selon vous, comment y parvenir ? La réponse doit-elle être individuelle ou collective ?

Le vrai problème est inhérent à chacun d’entre nous. La façon dont on consomme est révélatrice de notre rapport à l’environnement. Pourquoi ressent-on tellement cet appel du vide ? Nous avons un problème de sens, qui n’est pas seulement individuel. Pourtant, des pistes existent. Les Objectifs du Millénaire fixés par les Nations Unies, ça, c’est un projet de civilisation ! Faisons en sorte que chacun ait accès à l’école primaire, que plus personne n’ait faim, que les femmes soient les égales des hommes… Encore faut-il se donner les moyens de les atteindre.

- On ne peut pas sortir indemne de cinq ans de travail sur un tel sujet. Qu’est-ce que cette expérience a changé en vous ?

Je me sens… mieux. Nous avons tellement de mal à vivre au présent que nous nous projetons sans cesse en avant. Réaliser ce film m’a appris à vivre dans le présent, dans l’instant. Il m’a fallu être constamment ouvert à 360° sur la seconde, sur le moment donné. Aujourd’hui, j’ai le sentiment d’être sorti du temps.

- Quels sont vos projets ?

Je vais, bien sûr, retravailler sur ce sujet. J’ai le sentiment que ce film est une amorce. Et j’ai envie d’aller plus loin, de creuser encore…

Retrouvez également notre critique du film Nous resterons sur Terre.

Le film :
Nous resterons sur Terre, de Pierre Barougier et Olivier Bourgeois.
Sortie en salles le 8 avril 2009.
www.nousresteronssurterre.com

Le livre :
Here to stay / Nous resterons sur Terre (éd. Verlhac), de Cédric Delsaux, 59€.


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