chaque être possède dix mille mètres de ciel bleu sur sa tête. antoine de saint-exupéry

je l’aimais, anna gavalda
30 mai, 2009, 12:41
Classé dans : - Littérature !

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Résumé

Parce que sa belle-fille est malheureuse, Pierre Dippel, soixante-cinq ans, décide de l’emmener à la campagne. Parce qu’elle ne se nourrit plus, il décide de faire la cuisine. Parce qu’elle n’arrête pas de pleurer, il va chercher du bon vin à la cave. Et malgré tout ça, malgré le bordeaux et le bœuf carottes, elle continue de gémir, il décide d’aller se coucher. Et puis finalement, non. Il revient. Il s’asseoit à côté d’elle et se met à parler. Pour la première fois, il parle. De lui. De sa vie. Ou plutôt de ce qu’il n’a pas vécu. Cette histoire est donc la confession d’un homme dans une cuisine. ça n’a l’air de rien et pourtant, comme toujours avec Gavalda, tout est dit. Tout est là. Nos doutes, notre ironie et notre tendresse, le tapage de nos souvenirs et « la vie comme elle va »…

RENCONTRE AVEC ANNA GAVALDA

A l’occasion de la sortie de son troisième roman, ‘Ensemble, c’est tout’, l’équipe d’Evene a rencontré pour vous Anna Gavalda qui met autant de sourires dans la vie qu’elle en met dans ses écrits…

La peinture, est-ce une vocation manquée ?

Non puisque je suis heureuse « en écriture » mais c’est un pan important de ma vie. Je vais dans les musées, je guette les expositions, je suis curieuse et toujours disposée à tomber à la renverse. Je préfère la compagnie des peintres et des dessinateurs à celle des écrivains. Ils sont souvent plus discrets, plus simples… Ils me fascinent et me coupent la chique. J’aime beaucoup les autoportraits. Je ne me gâte pas beaucoup mais si je le fais, je m’offre un dessin. Jamais une paire de chaussures en croco ou une semaine aux Maldives, non, mais un bout de papier. Une simple esquisse m’emmène beaucoup plus loin que tous les avions du monde…

Pouvez-vous nous en dire plus sur « Mamadou » ?

J’ai connu une femme de ménage énormissime que tout le monde appelait Mamadou alors qu’elle se prénommait Evelyne en vrai. Elle était si grosse qu’elle passait le plus clair de son temps accrochée à son manche à balai en gémissant entre deux fous rires.

Quelle passion nourrissez-vous pour Vivaldi et Marvin Gaye ?

La même que celle que leur voue Camille, mon héroïne, je peux les écouter encore et encore et encore et encore et encore et encore et… Ah ? Le disque est rayé, on dirait…

Passez-vous beaucoup de temps devant la cheminée ?

Hélas, non, je n’en ai pas… Il faudrait refaire le conduit qui s’est écroulé et je n’ai pas le courage de me lancer dans ce trou… Mais j’en aurai une un jour… C’est prévu. Avec des ânes – j’aime les ânes autant que Marvin Gaye et Vivaldi -, des canards, des poules et tout le bazar. J’ai été élevée à la campagne et j’y retournerai, c’est fatal, c’est une certitude.

Quel est votre lecteur idéal ?

Vous. Ce ou cette inconnu(e) en train de me lire juste là, maintenant sur ce site et de ricaner en lisant mes fantasmes à la Marie-Antoinette (un âne ! mais quelle idée…) Oui… Vous, là… Allez… Venez… Petits, petits… Approchez, approchez…

Trouvez-vous qu’il existe un trait commun à tous vos personnages ?

Oui. Ce sont tous des tendres, des cabossés, des coeurs purs. J’adore cette citation d’Audiard : « Bienheureux les fêlés, ils laissent passer la lumière. » Ce pourrait être leur carte de visite, cette petite phrase…

Craignez-vous l’accueil réservé à « Ensemble, c’est tout » ?

Je suis affreusement angoissée. Pour de vrai. Plus d’appétit, mal au ventre, mauvaises nuits et tout le toutim… C’est pire à chaque livre… D’ailleurs, je crois que je vais arrêter d’écrire sinon je vais avoir un ulcère à l’estomac avant le prix Nobel de littérature, ce qui serait bien dommage… Je vais élever des ânes à la place !

Travaillez-vous déjà à un nouveau livre ?

Oui. J’ai déjà une histoire qui me trotte dans la tête et puis j’ai promis un roman jeunesse à la jeunesse et il faut toujours tenir ses promesses avec les enfants…

Y a-t-il un sujet sur lequel vous aimeriez écrire ?

Les femmes, les hommes et les enfants. Tout m’intéresse. Sauf moi.

N’avez-vous plus envie d’écrire des nouvelles ?

Mon prochain livre sera un recueil de nouvelles. Moins nombreuses mais beaucoup plus longues… Comme « Légendes d’automne » de Jim Harrison – toutes proportions gardées bien sûr ! J’adore ce livre. je ferai mes petites légendes d’automne à moi… Plus franchouilles… Les espaces seront moins grands, moins sauvages… Pas d’Indiens, pas de grandes batailles, pas d’ours, pas de chevaux… Mais bon… je ferai ce que je pourrai… On va déjà voir comment celui-ci est accueilli… J’y ai mis tellement de choses que j’aimais… Je croise les doigts…

Propos recueillis par Christelle Heurtault et Anne-Claire Jucobin pour Evene.fr – Mars 2004

 


Un commentaire
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  1. anne abeloos

    comment ne pas être ému d’une aventure qui se termine dans la frustration ? Tout est histoire de frustration dans la vie ? Ce livre est touchant, tout comme le film…



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