chaque être possède dix mille mètres de ciel bleu sur sa tête. antoine de saint-exupéry

Quoi…
16 avril, 2010, 1:59
Classé dans : - Musique !

 

 Quoi... dans - Musique ! Serge_Gainsbourg_d_c_s2_3_1991

http://www.youtube.com/watch?v=p0jxJE_cMDg

Quoi
De notre amour feu ne resterait que des cendres
Moi
J’aimerais que la terre s’arrête pour descendre
Toi
Tu me dis que tu vaux pas la corde pour te pendre
C’est à laisser ou à prendre

Joie
Et douleur c’est
Ce que l’amour engendre
Sois au moins conscient que mon coeur peut se
Fendre
Soit
Dit en passant j’ai beaucoup à apprendre
Si j’ai bien su te comprendre

Amour cruel
Comme en duel
Dos à dos et sans merci
Tu as le choix des armes
Ou celui des larmes Penses-y penses-y
Et conçois que c’est à la mort à la vie

Quoi
De notre amour feu ne resterait que des cendres
Moi J’aimerais que la terre s’arrête pour
descendre
Toi
Tu préfères mourir que de te rendre
Va donc savoir va comprendre



Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites
12 avril, 2010, 12:22
Classé dans : - Politique !

Pour signer l’appel : http://www.exigences-citoyennes-retraites.net/

Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites

Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote…) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen – niveau de la retraite par rapport au salaire, passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié-es les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite.

Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d’attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir.

Le danger ne s’arrête pas là. Le COR dessine les contours d’une réforme pour remplacer notre système par un autre « par points » ou « par comptes notionnels ». Dans les deux cas, il s’agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l’avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d’équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié-es pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps.

La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques.

Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3, 2 % du PIB en 1982 à 8, 5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux…) pour stopper cet engrenage.



Solutions locales pour un désordre global
8 avril, 2010, 13:17
Classé dans : - Cinema !

Solutions locales pour un désordre global dans - Cinema ! 2765082640_9a503b0cbc

 http://www.youtube.com/watch?v=F7xG3QgJXx4
 
 
http://www.solutionslocales-lefilm.com/

 

« Le bio, c’est un droit »
Coline Serreau a réalisé « Solutions locales pour un désordre global ». Elle affirme qu’on peut nourrir la planète sans épuiser les sols.
La réalisatrice Coline Serreau a donné la parole à des agriculteurs et des spécialistes de l’économie à travers le monde.

« Solutions locales pour un désordre global » est un documentaires sur l’agriculture, très différent de vos précédents films. Comment vous est venue l’idée de traiter ce sujet ?

Au départ, je n’avais pas décidé de faire un film. Il y a trois ans, durant une année sabbatique qui a mal tourné, j’ai commencé à interroger des agriculteurs, des philosophes, des gens que je connaissais et ils me disaient des choses qu’on n’avait pas encore dites. Ca a poussé comme ça, de manière organique. Je suis ensuite allée en Inde, au Brésil et c’est devenu un film.
Comment construit-on un film à partir uniquement d’entretiens ?

Au bout d’un an, j’avais 170 heures de rush. J’ai trouvé un producteur et un distributeur. Le montage a duré deux ans, pour classer, éliminer, construire des personnages, mélanger l’humour et la poésie pour que ce soit une œuvre d’art. Il  a une construction très rigoureuse, par sujet – les pesticides, les semences, les OGM, la microbiologie …) en partant des origines pour aller vers les solutions. Un livre va paraître le 10 avril avec les entretiens intégraux et tous les gens qui ne sont pas dans le film (Muhammad Yunnus, Patrick Viveret…), et qui ont un point de vue plus philosophique.
Critique express
Les sols sont morts, les agriculteurs sont au bord du suicide, le vivant est confisqué par quelques semenciers… A priori, la situation de l’agriculture en France et dans le monde n’est pas reluisante. Mais « Solutions locales » n’est pas un film catastrophiste. Au-delà du constat, formulé avec vigueur et humour par plusieurs intervenants haut en couleur (Pierre Rabhi, Claude Bourguignon, Devinder Sharma, Dominique Guillet…), le documentaire de Coline Serreau formule des idées simples pour mieux nourrir le monde. Parmi les solutions, plus de bio, un retour à de l’agriculture à taille humaine et à des fruits et légumes plus variés…
Pourquoi ne pas avoir choisi la fiction ?

Je l’ai déjà fait avec La Belle verte (sorti en 1996, ndlr). Mais je pense que les documentaires peuvent avoir un impact énorme. On donne la parole à de vrais agriculteurs, qui ont autant de poids que des ingénieurs.
Quel message souhaitez-vous faire passer ?

On est au bord d’une très grave crise alimentaire. La première question est celle de la sécurité alimentaire. La France ne se nourrit pas. Les sols sont morts, ils sont durs comme un bout de plastique. On est dépendants du pétrole pour tout : les camions de Rungis, les avions de Roissy, les pesticides, les engrais, les serres, les tracteurs… Or structurellement, le pétrole va augmenter, la bouffe va être très chère, on ne va pas pouvoir continuer à produire comme ça. La deuxième question, c’est la salubrité. On n’a aucune idée de ce qu’on met dans son assiette. Les pesticides des champs se retrouvent dans l’estomac. Comme le dit Pierre Rabhi, on ne devrait pas se souhaiter bon appétit, mais bonne chance.
De la France au Brésil ou à l’Inde, votre constat diffère peu…

Les problèmes de l’agriculture sont les mêmes : la monoculture, qui appauvrit la biodiversité et la confiscation des semences. Les semenciers sélectionnent les variétés pour leur fragilité et leurs besoins en pesticides et en irrigation. On a éradiqué toutes les variétés adaptées au terroir. Avant la révolution verte, dans le tiers-monde, l’agriculture vivait très bien. On a détourné l’agriculture familiale en agriculture industrielle qui ne nourrit pas l’homme. En subventionnant l’agriculture, on la paie trois fois : dans les impôts, au supermarchés et chez le médecin. C’est un détournement de fonds publics. Il faut remettre les sols debout, vivants, pour qu’ils soient capables de produire pour nos enfants et nos petits-enfants. Il faut revenir au système agro-sylvo-pastoral : le champ, la forêt, et l’animal pour sa force et son fumier.
Pensez-vous qu’on puisse nourrir le monde uniquement en bio ?

L’agriculture intensive ne nourrit pas le monde, la preuve, il y a un milliard d’affamés. Dans le film, on voit un exemple en Inde, où 1,8 hectare nourrit 15 personnes. Dans la Russie communiste, 1% des terres, c’est-à-dire les potagers individuels, produisaient 90% de la nourriture. Selon la FAO, la seule agriculture pérenne est la culture à haut rendement environnemental dans de petites structures.
Quel doit être le rôle des agriculteurs ?

Les agriculteurs ont été piégés, ligotés, endettés avec les semences et les subventions. Ils n’ont aucune liberté. Ce sont aussi les premières victimes des pesticides. Il ne faut pas les stigmatiser, car ce sont eux qui remettront les sols debout. Il faut qu’on leur redonne la noblesse de leur métier, car pendant des années, ils ont été dans des écoles où on leur a appris les antibiotiques, les saloperies… Mettre tout le blé en Beauce et tout le porc en Bretagne, c’est n’importe quoi. Il faut une agriculture à taille humaine.
Vous êtes très sévère envers les industries agrochimiques comme Monsanto ou envers la recherche agricole de l’Inra. Pourquoi ne leur donnez-vous pas la parole?

J’ai assumé le fait que je ne leur donnerai pas une minute de mon film. Depuis cinquante ans, on n’entend qu’eux. Ce n’est pas un film journalistique objectif. Il est dédié à ceux qui n’ont pas la parole. On a proposé à la FNSEA et à l’Inra d’organiser des projections et des débats. Car il va bien falloir qu’ils changent leurs pratiques, si ce n’est pas pas conviction, au moins par intérêt.
Sentez-vous un mouvement en France ?

Je suis très optimiste. Lors de nos avant-premières, les salles sont blindées. Je pense que c’ests parce que le film s’appelle « Solutions ». On ne fait pas peur, on ne donne pas dans la culpabilisation, mais des pistes.  Il y a une colère qui monte et le désir de manger autrement. La vraie démocratie serait que les subventions de Bruxelles servent d’abord à alimenter la population localement et en bio. Il faut que les citoyens exigent 100% de bio maintenant, et pas 10% dans vingt ans. C’est déjà en train de se faire autour de Toulouse, de Lons-le-Saunier… Dans les Amap, il y a des listes d’attente, le désir de changement est majoritaire. Plus on fait d’avant-premières, plus le public se mélange. Au début, on avait un public de gens concernés. Maintenant, c’est plus populaire, il y a des jeunes… Il y a des milliers de gens qui font des choses, ça bouillonne. Les gens sont avides de changement. Ils ont des problèmes de logement, de boulot, ce n’est pas moi qui vais leur dire du haut de ma chaire de grande bourgeoise : « prenez conscience ». Ils ne peuvent pas s’acheter du bio mais ils en ont envie. Il faut leur dire que c’est un droit.


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