chaque être possède dix mille mètres de ciel bleu sur sa tête. antoine de saint-exupéry

gare aux cons…
26 mai, 2009, 8:30
Classé dans : - Féminisme !,- Musique !

gare aux cons... dans - Féminisme ! feministes

 koxie

http://www.dailymotion.com/video/x2cjbx_koxie-gare-aux-cons-realisee-par-lu_fun



Tous les artistes sont… des « sales putes »…
14 mai, 2009, 18:39
Classé dans : - Féminisme !,- Idées !

Tous les artistes sont... des

Sale pute : 

http://www.youtube.com/watch?v=BLC24EqcNTM

Les chiennes de garde :

 http://www.chiennesdegarde.com/ActionFev2009-RapObject.html

 Anaïs prend la défense d’Orelsan

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/article/anais-prend-la-defense-dorelsan/

Orelsan s’explique :

http://www.youtube.com/watch?v=NE8xwG9TNJI&hl=fr

Changement, autre texte, autre chanson :

http://www.youtube.com/watch?v=OxBGYYYZ3Eo&hl=fr



31 mars, 2009, 4:01
Classé dans : - Féminisme !

Gisèle Halimi : « Mon histoire a forgé mon féminisme »

 Gisèle Halimi et ses luttes: faire du viol un crime, légaliser l’IVG, entre autres…

Fondatrice de l’association Choisir la Cause des femmes, compagne de luttes de Simone de Beauvoir, l’avocate Gisèle Halimi nous raconte la naissance de « son » féminisme et évoque pour nous la question de la place des femmes en politique.

On a le sentiment que votre féminisme est né d’un réflexe de survie.
>> C’est tout à fait ça. Il vient de mon enfance. Une enfance asphyxiée, douloureuse. Et d’un refus sauvage de l’injustice. Quand j’étais petite fille, ma mère me disait que je ne ferais pas d’études. Je lui demandais pourquoi. Elle me répondait : « Parce que tu es une fille. » Le lycée à l’époque était très cher. Mes parents étaient prêts à faire des sacrifices pour y envoyer mes frères, qui étaient loin d’être brillants, alors que ma soeur et moi, qui étions plus douées, devions rester à la maison, puis nous marier. Pensez qu’à 16 ans, on a voulu que j’épouse un homme qui avait vingt ans de plus que moi. Alors, quand ma mère m’a expliqué que je devais servir mes frères, faire leur lit, laver et repasser leurs affaires, tout cela parce que j’étais une fille, j’ai dit non.

Et vous avez joint les actes à la parole.
>> Oui, ma révolte a été presque physique. Je préférais mourir. J’ai décidé de rester au lit, de ne plus bouger. Le premier jour, mes parents ont pensé que ça passerait. Le second idem. Le troisième, ils ont commencé à avoir peur. À la fin du troisième jour, ils ont cédé. Et j’ai posé mes conditions. Je me souviens d’avoir écrit ce soir-là que j’avais gagné mon premier morceau de liberté.

Vous évoquez, au début de votre livre, Simone de Beauvoir. Le moins que l’on puisse dire, c’est que tout ne vous rapproche pas.
>> Simone était mon amie. Nous avons eu les mêmes combats, mais des parcours inverses. C’est mon histoire qui a forgé mon féminisme, puis mon engagement politique. Alors que Simone, ses parents avaient tout fait pour qu’elle soit instruite, indépendante économiquement. Et dans son groupe d’étudiants en philosophie, elle était la mascotte. Elle est devenue féministe en écrivant.

La Simone de Beauvoir que vous décrivez est loin de celle qu’imaginait le grand public !
>> C’était une femme extrêmement complexe. Elle disait d’ailleurs d’elle-même qu’elle était peut-être un peu schizophrène. J’ai été stupéfaite en lisant ses lettres à Nelson Algren. Elle lui écrit des choses comme « Je serai votre petite babiole d’amour », qu’elle voulait être sa petite femme, qu’il soit son petit mari.
Et il ne s’agit pas d’écrits de jeunesse ! Nous sommes en 1948 et elle entreprend la rédaction du Deuxième sexe…

Auriez-vous pu être autre chose qu’avocate ?
>> Non. Dès 10 ans, j’ai su que c’était ce que je voulais être.
J’avais tellement souffert que je voulais, dans un premier temps, me défendre, puis défendre les autres, les femmes, les Arabes, ceux qui avaient été torturés. C’était vraiment une vocation et c’est une grande chance pour moi que d’avoir pu faire dans la vie quelque chose que j’avais choisi, qui correspondait à mes combats. J’ai eu une seconde chance, c’est que l’Histoire a rencontré ma petite histoire et que j’ai pu défendre des hommes et des femmes en même temps que mes idées, notamment lors du procès de Bobigny (sur l’avortement, ndlr).

Vous avez été députée sous François Mitterrand. Que pensez-vous de la place des femmes en politique aujourd’hui ?
>> Je voudrais qu’elles entrent en politique en dignité et en parité. Qu’elles ne se contentent pas de préparer ce que va dire le ténor.

La loi sur la parité n’a-t-elle pas été créée dans ce sens ?
>> Certes, mais je ne considère pas qu’elle soit totalement réussie. Elle a été neutralisée par le fait que les sanctions qu’encourent ceux qui ne la respectent pas sont financières. Les partis ont droit à une subvention. S’ils transgressent la loi sur la parité, ils reçoivent des subventions un peu moins importantes. Ce qui nous a amenés à une chose totalement immorale : vous pouvez transgresser si vous êtes riches ! C’est éminemment choquant de permettre aux partis, qui sont le pilier de la démocratie, de dire : je n’ai pas envie de présenter de femmes, je présente des hommes, combien ça coûte ?

Que proposez-vous ?
>> Je suis pour le changement des sanctions pour non-observation de la loi sur la parité. Que si une liste ne remplit pas les conditions, la candidature soit rejetée. Quant aux députés, je propose de réunir deux circonscriptions et d’élire un couple homme-femme. Au même niveau de décision.



31 mars, 2009, 0:50
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 dans - Féminisme ! 184830Le sexisme de retour

À la veille de la Journée de la femme, une passionnante conférence, organisée par le Planning familial et le Centre d’information départemental sur les droits des femmes et des familles (Cidff) est venue rappeler que le sexisme est encore bien vivace et qu’il fait même un retour en force dans le comportement des jeunes générations.

En cause : les stéréotypes et préjugés qui, s’ils s’expriment de façon plus discrète qu’il y a cinquante ans, continuent, semble-t-il, à déterminer le rôle de la femme au sein de la famille et de la société. La démonstration de Delphine Bitton, du Planning familial, à travers l’exemple de la littérature enfantine est, à ce titre, éloquente.

Nouveaux modèles

De la série des « Martine », encore vendue à 85 millions d’exemplaires dans le monde, aux aventures du « Club des cinq », le modèle de la jeune fille polie et courageuse, qui sait, à l’occasion, se comporter comme une vraie petite maman et cède toujours volontiers au garçon le rôle de chef, sape insidieusement la notion d’égalité revendiquée par la société, selon l’intervenante. Sans parler de la presse magazine jeunesse qui, en ciblant et multipliant les titres par sexe et tranche d’âge, conditionne l’intérêt des petites filles pour la mode, les histoires romantiques, la cuisine ou les loisirs créatifs.

Depuis les années 1980, avec notamment la création de l’École des loisirs, la littérature jeunesse se montre plus attentive à l’apprentissage de l’égalité et véhicule des modèles plus modernes de jeunes filles qui libèrent, par exemple, leur prince des griffes du dragon. Certaines maisons d’édition, comme Talents Hauts, se sont même spécialisées dans l’édition de livres jeunesse anti-sexiste. C’est d’ailleurs à partir de ces ouvrages que le Planning familial va à la rencontre des enfants dès le CE 2, pour susciter le débat et la réflexion sur la place et le rôle de chacun.

Absentes de l’histoire

Cette évolution de la littérature jeunesse n’a pas trouvé sa traduction dans les manuels scolaires. L’intervention de Nathalie Mallard, professeur d’histoire-géographie, a démontré qu’à quelques très rares exceptions, les femmes sont largement absentes des manuels d’histoire. D’ailleurs, une rapide introspection de nos souvenirs d’école, à laquelle la conférencière a invité l’assistance, suffit à se convaincre de l’indigence de l’enseignement sur ce point.

Une des influences des plus flagrantes de ces stéréotypes sexués s’opère sur les choix d’orientation scolaire et professionnelle des filles et des garçons. Si les filles réussissent globalement mieux leur scolarité, elles restent cantonnées aux filières déterminées par les schémas sociaux (carrières sanitaires et sociales, service aux personnes, éducation) et investissent moins les filières scientifiques et technologiques. Les chiffres de l’orientation en Dordogne, énoncés par Annie Hote Chalbos, présidente du Cidff, traduisent même une tendance plus marquée qu’ailleurs à ces choix.

Auteur : Dominique David



30 mars, 2009, 18:38
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 dans - Féminisme ! 081110benoite_groult_6Littérature. Benoîte Groult : une “Evasion” réussie

 

Il est des livres qui donnent du courage .” Mon évasion” de Benoîte Groult est de ceux-là. A bientôt 89 ans, l’écrivaine , elle tient à cette appellation,” On dit châtelaine et souveraine. Ecrivaine, c’est grammmaticalement correct alors je tiens bon”, publie une autobiographie vigoureuse et pleine d’humour dans laquelle elle livre tout du couple qu’elle forma pendant cinquante-quatre ans avec le romancier et essayiste Paul Guimard, père de sa troisième fille, mort en 2004, la même année que le toulousain Georges de Caunes, son macho de deuxième mari et père de ses deux premières filles. Tout y est d’une vie bien remplie: une enfance privilégiée mais sage et bien encadrée entre une mère dessinatrice de mode, sœur de Paul Poiret, et un père décorateur, des études classiques dans une institution catholique, sa jeunesse sous l’Occupation l’entrée tardive mais définitive en féminisme, le succès spectaculaire de “Ainsi soit-elle” en 1975, puis des “Vaisseaux du cœur”, la création de F Magazine avec Claude Servan-Schreiber.

Benoîte Groult raconte sa “longue marche vers l’autonomie. Sans complaisance, avec la distance que donne l’âge et une bonne humeur comminicative. Positiver est un art que cette femme, toujours élégante, manie à merveille. Le récit, émaillé d’anecdotes prises sur le vif est mené d’une écriture simple, déliée. Pas de lourdeur, pas de complaisance chez Benoîte Groult mais l »essentiel qui passe et donne à penser. Une partie importante de cette auto-biographie est consacrée à Paul, son “mari féministe”, son amour, son ami, son frère, son amant. Ensemble, ils écrivaient, naviguaient, pêchaient et, surtout, vivaient un couple à la Sartre et Beauvoir. «Nous avions conclu un pacte. A nous le mariage, mais pas la prison.». Paul apparaît dans sa vie, alors qu’elle est mariée avec Georges de Caunes. Elle n’est pas séduite. Paul est «trop maigre, trop pâle, trop séducteur».

Deux ans plus tard, la romancière est divorcée et, pour elle, leur première nuit est une révélation sensuelle. Guimard quitte sa première femme et l’ épouse. Ils ont en commun la Bretagne, où ils ont passé les vacances de leur enfance, les bateaux et la pêche, les discussions sans fin. A leurs deux ans de mariage, Paul déclare: «Je tiens à fêter mes deux ans de fidélité conjugale. Je ne m’en serais jamais cru capable.» A leurs trois ans de mariage, il ne dit plus rien et elle ne demande rien. Le pacte de Sartre et Beauvoir leur semble la manière la moins meurtrière d’aliéner sa liberté à un autre. «Il y avait l’amour essentiel. Mais nous ne nous voyions pas vivre soixante ans ensemble sans regarder une autre femme, un autre homme. Ce n’est pas facile. Mais la vie n’est pas facile, et la vie amoureuse encore moins. » Et un peu plus loin., «On est devenu vieux ensemble. C’était bon. Tous nos amis avaient divorcé, et les hommes pour épouser des femmes de quinze ans de moins.»

Une occasion pour cette femme devenue arrière-grand-mère de rappeler que beaucoup reste à faire pour la cause des femmes, pour que le “langage cesse d’êtrecolonisé par les hommes…. les droits des femmes rencontrent d es obstacles, ne font toujours pas partie des Droits de l’Homme, et ont été remis en question dans tous les pays, à tout propos et pour les raisons les plus diverses”.Cela ne l’empêche pas de considére le chemin parcouru, “dont les jeunes-femmes d »aujourd’hui n’ont aucune idée” . Aujourd’hui, elle vit entre la Bretagne, Paris et Hyères. Elle a deux filles à Paris et une troisième qui s’est «rebretonnisée» et va exposer sa peinture, trois petites-filles, une arrière-petite-fille. Portant un regard lucide sur son parcours, elle conclut,«je ne suis pas devenue une grande prêtresse du féminisme: je n’ai jamais eu envie d’entrer dans une chapelle. Je voulais me garder libre; alors, je me suis battue dans mes livres». Avec son sourire lumineux, elle ajoute, “la mort est tapie non loin désormais” ce qui ne l’empêche pas des’être engagée dans un nouveau combat, celui du droit de mourir dans la dignité. Mais elle

n’a pas encore trouvé l’ami médecin qui s’occupera d’elle, le moment venu.

“Mon évasion” de Benoîte Groult, (Grasset), 19,50€


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