chaque être possède dix mille mètres de ciel bleu sur sa tête. antoine de saint-exupéry

Qu’Avril bourgeonne ou que Décembre gèle…
15 avril, 2009, 12:05
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Qu'Avril bourgeonne ou que Décembre gèle... dans - Musique ! 26_oies_en_vol

 

Des assoiffés d’azur, des poètes, des fous… 

Les Oiseaux de passage par Falak, texte de Jean Richepin, musique de Brassens

http://www.dailymotion.com/video/x7c2iz_les-oiseaux-de-passage-par-falak_music



30 mars, 2009, 19:16
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 dans - Musique ! bashungBashung, le rock pour vivre vite

TELERAMA  Le 16 mars 2009 Envoyez à un ami   Imprimez 
  

Jusqu’au bout, Alain Bashung aura tout fait pour déjouer la mort, titubant mais debout sur scène, plus grandiose et bouleversant que jamais. Jusqu’aux Victoires de la musique, il y a quelques jours, où il chantait “Un jour, je parlerai moins, jusqu’au jour où je ne parlerai plus”. Ce jour est venu. Laurent Rigoulet lui rend hommage en racontant quelques-unes de ses vies. Il y a des jours comme ça où il est impossible de ne pas utiliser le mot “bouleversant”.C’était donc la dernière image. Dans les ultimes replis d’un hiver de glace, Alain Bashung est apparu un samedi de février sur la scène du Zénith parisien. Il avait comme toujours la beauté du diable, une pâleur de Nosferatu sous un chapeau de série noire, le costume sombre flottant sur l’éternelle silhouette de rocker efflanqué. Il était sur scène en équilibre instable, comme du temps où il brûlait les planches dans le feu d’une demi-jeunesse, hurlant « Toujours sur la ligne blanche » dans un souffle de lyrisme rock incandescent dont
la France n’avait aucune habitude. Ce soir de l’horribilis 2009, sa maigreur était raide et sa voix tremblait quand il soufflait les paroles de spleen écrites pour lui par Gaëtan Roussel, de Louise Attaque, avant l’irruption de la maladie. Ça disait « un jour je parlerai moins jusqu’au jour où je ne parlerai plus », et il était déjà difficile de retenir ses larmes. Alain Bashung a rythmé nos existences avec des poses sublimes de trompe-la-mort, mais les années ont filé et ça n’était plus du chiqué. « Souhaitons-nous une année resplendissante », lançait-il au public des Victoires de la musique qui lui rendaient un troublant hommage. Quinze jours plus tard, le chanteur de nos vertiges et de nos trous noirs, notre Presley, notre Dylan, notre Ian Curtis, notre crooner new wave inégalé, s’est éteint, entouré des siens, dans un hôpital parisien.

Depuis plus d’un an, on savait Bashung malade d’un cancer du poumon. Rattrapé par ce petit rituel qui nous frappait chaque fois qu’on le rencontrait : les paquets qu’il posait sur la table, alignés ou en petit tas, comme s’il s’apprêtait à tout consumer en une heure ou deux de confidences. Les premières alertes du mal ne l’avaient pas apaisé, la vie lui filait entre les doigts, la vie était une pente qu’il dévalait à tombeau ouvert (« J’ai pas vu le panneau/ fermé les yeux… »). Peu avant de mourir, Gainsbourg lui avait écrit C’est comment qu’on freine ?, manière de croiser leurs destins comme des ados qui scellent un pacte dans la brûlure ou le sang.

Depuis l’adolescence, Bashung avait choisi le rock pour vivre vite, sur le fil et dans l’excès. « Une réaction à l’environnement de mes 15 ans, disait-il dans les colonnes de Libération. Autour de moi, il n’y avait aucune volonté de vivre sa vie de manière un peu qualitative, de s’éclater. J’aurais pu mourir par ennui, par manque de fantaisie… » « C’est pas facile de se foutre en l’air, chantait-il, ça coûte, ça coûte, ça coûte très cher… ». Mais le rock était une promesse d’éternité. Et c’est ainsi qu’il a pris la route ces derniers mois pour une suite de concerts chargés d’une énergie tragique et fantastique. Comme l’idole Dylan et sa « tournée sans fin », Bashung semblait parti pour ne jamais s’arrêter.

Même quand il peinait à tenir debout comme lors des dernières Francofolies de
La Rochelle, le résultat était grandiose et bouleversant, une communion comme il n’en avait jamais connu, lui qui, un jour de 1995, nous disait : « Je me sens plein d’une énergie bizarre. Un drôle d’état. L’impression d’avoir en moi chaque spectateur. Je suis chargé comme une centrale atomique. » Le chanteur de Gaby a fait ses adieux sur scène où il atteignait une forme d’oubli extraordinaire, « réinventant chaque soir la vie en vapeur d’essence, déjouant la mort en chantant » (Bayon in Libération en janvier dernier). « C’est comme le bateau, ce truc, nous disait-il, toujours en 1995. En public, la sanction est immédiate. C’est pas tortueux comme un enregistrement, c’est mieux pour la tête. » A l’époque, il avait 48 ans et se sentait pour toujours animé de la furie du rock : « A 50 ans, j’espère encore me rouler par terre. Je me sens bien ainsi. Ça n’inquiète personne. Au contraire. J’ai un peu de mal à m’extérioriser, alors quand je me laisse aller, mes proches disent : “Tiens, il est heureux !” »

Les photos qui accompagnent aujourd’hui la nouvelle de son décès le montrent triomphant sur la scène des Victoires de la musique où il fût l’artiste le plus récompensé (dix trophées). On en oublierait presque que Bashung, « le Johnny new wave », l’alchimiste génial qui a croisé le fer avec toutes les influences de la fin du XXe siècle, de Johnny Kidd à Léo Ferré, de Brel à Wire, a emprunté une multitude de détours avant de rencontrer le succès sur le tard et presque par hasard en 1980, fin des années punk en chantant
la Gaby inventée par Boris Bergman. Ça faisait près de vingt ans qu’il s’était lancé sur la piste du rock après avoir été pistard pour épuiser la flamme de l’adolescence sur les vélodromes de sa lointaine région d’Alsace (« Quatre heures par jour à 15 ans. Les jambes longues, plutôt un bon sprinter. Un sport assez esthétique, un jeu un peu dangereux : frôler à un demi millimètre la roue de l’autre »).

Bashung ne connaissait pas son père et fut longtemps élevé par sa grand-mère. Dans l’ennui mortel d’un village de huit cents habitants, ça lui a donné la rage, l’envie de vaincre, de faire du chemin et de pulvériser les barrières : « Mon beau-père était boulanger, alors on m’a souvent traité de bâtard, lâchait-il un jour dans les colonnes d’Epok. Je me suis dit : “Je vais leur montrer ce que c’est un bâtard” » Il a tout enregistré, tout digéré, tout mélangé. Les chansons des caves de Saint-Germain et les obscurs rocks de Roy Orbison ou Johnny Kidd, qu’il écoutait sur les radios destinées aux bases américaines. Au mitan des années 60, il se rêvait en Bob Dylan ou en Gene Vincent et il écrivait pour Noël Deschamps. « Comme Ronnie Bird, il essayait d’inventer un versant pop ou rock français, racontait Bashung. C’était effarant, on avait l’impression d’être des Martiens. » En 1967, il jouait, sur la scène du Palais des Sports, en ouverture de rideau pour les Troggs, Cream et les Pretty Things. En 1968, il surfait sur une mini-vague folk. En 1971, il chantait du Feu dans les veines et se taillait un look hirsute à
la Cat Stevens. En 1973, il interprétait le rôle de Robespierre (puis sur scène, celui de Fouquier-Tinville !) dans la Révolution française en Opéra rock. En 1976, il produisait Rock’nRoll Machine pour Dick Rivers… Plusieurs vies avant la sienne.

 



30 mars, 2009, 18:28
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 dans - Musique ! jpg_MUSICA-nuda_3-2-300x326MUSICA NUDA
(Petra Magoni / Ferruccio Spinetti)
BIOGRAPHIE

Parfois le hasard fait bien les choses dit-on.
C’est l’histoire du duo MUSICA NUDA.
Le hasard de la rencontre inopinée de Petra Magoni et Ferruccio Spinetti

Ils se croisent sur les scènes italiennes (Petra chante et est l’épouse du pianiste prodige Stefano Bollani, Ferruccio Spinetti est l’un des membres du groupe italien Avion Travel), s’amusent dans les coulisses en s’interpellant : « Hé Ferruccio ! Tu la connais cette chanson ? »

À cette époque Petra MAGONI souhaite faire un mini-tour de chant dans des petits clubs italiens de sa Toscane natale et commence à répéter avec un ami guitariste.

La veille du premier concert, ce dernier tombe malade et comme la dame, pour ceux qui la connaissent, est pleine de ressources, au lieu d’annuler le concert, demande à Ferruccio s’il accepterait de le remplacer au pied levé. Lui, inconscient, accepte.

Une journée de répétition et le miracle s’opère : une osmose tant musicale que mentale.

Les deux acteurs de ce duo naissant s’accordent à merveille et plus que tout ils s’amusent, l’un avec l’autre, l’un de l’autre. Cette complicité unique, qui fait qu’il s’agit bel et bien d’un duo, est le ciment du succès de MUSICA NUDA.

Ce concert quasi improvisé remporte un tel succès que les deux acteurs de ce « Voice’n Bass » se constituent en quelques semaines un répertoire de chansons qu’ils aiment, et c’est ainsi que, dans la foulée, Petra MAGONI et Ferruccio SPINETTI enregistrent leur premier album – MUSICA NUDA – dans un studio proche de Pise, et le tout …..en une après midi.

Une seule après midi pour faire 57 prises (l’album a failli s’appeler 57 takes) et donner naissance au premier opus du groupe : MUSICA NUDA.

Le choix de ce premier répertoire n’est pas réfléchi, il est spontané et presque intuitif, deux adjectifs qui caractérisent également MUSICA NUDA.

MUSICA NUDA, comme son nom l’évoque, c’est la musique nue ou la musique mise à nue.

Dénuder toutes ces œuvres musicales, qu’elles soient connues ou non, qu’elles appartiennent au répertoire Lyrique, Jazz, Pop ou Soul, pour n’en retenir que la substantifique moelle, telle est la démarche artistique et osée de MUSICA NUDA.

Quand on déshabille une chanson, qu’on lui enlève ses vêtements c’est-à-dire le répertoire ou genre musical dans lequel on l’a classé, rangé, catalogué, on s’aperçoit justement que tous les styles peuvent être mélangés et repris au sein d’un seul et même album avec une harmonie musicale qui désarme autant qu’elle surprend.

Et puis, n’être que deux, c’est aussi savoir se confronter à l’un des éléments essentiels de musique, c’est-à-dire le « silence » que le duo souhaite remettre en valeur dans l’ensemble de ses compositions et qui est certainement le vecteur le plus important pour faire passer l’émotion et la respiration.

C’est à l’occasion d’un concert à Faenza en Italie, regroupant divers acteurs de la chanson italienne, que le petit label français BONSAÏ Music découvre ce duo de génie et mesure immédiatement l’impact du groupe sur scène.

De retour à Paris, BONSAÏ Music présente ce projet « un peu dingue » à FIP qui, immédiatement, lui propose une programmation et, encore mieux que cela, une première partie du Live à FIP de Stefano DI BATTISTA.

Cette première représentation radiophonique en live de près d’une heure remporte un tel succès que FIP décide de faire de ce premier opus l’une de ses sélections du mois de février 2004 et permet au groupe d’entamer entre 2004 et 2006 une tournée italo-française continue de plus de 200 dates.

Des titres comme « Roxane », « I Will Survive », « Nature Boy » rencontrent un grand succès auprès des radios en France.

L’album a été salué par un « 4 clés » de la part de Télérama, décerné par Michel CONTAT et l’on peut dire, à l’instar de ce qui fut le cas pour Paolo Conte, que le succès de ce groupe italien débute en France avant de retraverser les alpes vers l’Italie.

Fort ce premier succès, Petra MAGONI et Ferruccio SPINETTI, entre deux concerts, enregistrent leur 2ème album qui est publié en mars 2006. Il s’intitule tout simplement MUSICA NUDA 2.

« 2 » pour un 2ème album, « 2 » pour évoquer le duo que compose MUSICA NUDA, « 2 » parce que ce nouvel opus est un double album, le 2ème CD de l’album étant consacré à des rencontres avec certains de leurs amis tels que Stefano Bollani, Eric Truffaz, Fausto Mesolella, Nico Gori etc…

MUSICA NUDA 2 connaît un important succès dès sa sortie commerciale, s’impose dans le TOP Jazz et sera récompensé par une sélection FIP et un choc Jazzman.

MUSICA NUDA 2 se distingue par le fait qu’il comporte diverses compositions originales telles que « Io sono metà » ou « Le due corde vocali » mais également un clin d’œil appuyé au répertoire de la chanson française et notamment des reprises de « Couleur café » de Serge Gainsboug ou « La vie en Noir » de Claude Nougaro, ainsi qu’une vibrante adaptation italienne de « Ne Me Quitte pas » de Jacques Brel.

Au mois de juin 2006, MUSICA NUDA publie également son premier DVD « Live in Paris » qui contient la captation d’un très beau concert à Bagneux au mois de mars 2006 ainsi qu’un portrait des artistes brillamment réalisé par Emmanuel Grancher.

Pour leur rentrée parisienne de 2007, c’est à nouveau FIP qui invite MUSICA NUDA pour un concert exceptionnel « Live à FIP » le 1er février 2007 à 20 h30 et qui donnera la possibilité au public Français de retrouver de nombreuses chansons des deux premiers albums ainsi que, n’en doutons pas, de nouvelles chansons inédites.

Pierre Darmon

Petra Magoni

Elle étudie le chant au conservatoire de Livourne et à l’Institut Pontifical de Musique Sacrée de Milan.

Après avoir travaillé dans le monde de la musique ancienne et lyrique au sein de la compagnie Verdi de Pise, sous la direction de Claudio Desideri, elle approche le monde de la Pop au sein du groupe italien de Pise « Senza Freni » (sans freins), avec lequel elle participe à l’édition 1995 du festival d’Arezzo Wave. Petra Magoni sera sélectionnée à deux reprises au Festival de San Remo (En 1996 avec la chanson E ci sei et en 1997 avec la chanson Voglio un Dio).

À cette période, elle apparaît dans de nombreux programmes télévisés italiens, intervient en duo avec Puppo sur l’album Tornéro et participe à une tournée théâtrale et à un film (Bagnomaria) de l’acteur Giorgio Panariello, avec lequel elle écrit et interprète la chanson “Che natale sei ».

Très éclectique, elle collabore également avec le rapper italien Stev et de nombreux musiciens Jazz comme Stefano Bollani, Antonello Salis, Ares Tavalozzi. Sous le pseudonyme de Artpepal, elle travaille également dans le monde de la Dance  (Don’t give up).

Elle a réalisé deux albums sur son nom propre  (Petra Magoni,1996 et Mulini a vento, 1997) et un autre album sous le pseudonyme  de Sweet Anima, commercialisé en 2000, contenant les chansons écrites en anglais de Lucio Battisti qui est l’un des artistes majeurs de la chanson d’auteur italienne.

Ferruccio Spinetti

Contrebassiste et compositeur, il obtient son diplôme en 1994 à l’unanimité des voix du Jury.

1989-1993 :  Il participe au séminaire de Musique Jazz de Sienne. Il rentre et fait partie de l’orchestre « Giovanile Italiana » de Fiesole sous la direction de : C.M.Giulini, S.Accardo et intègre en 1993 l’orchestre « Jeunesse Italienne Jazz» sous la direction de  Bruno Tommaso et Giancarlo Gazzani.

Depuis 1990, il est l’un des membres du très élégant groupe  italien  « La Piccola Orchestra Avion Travel ».  Avec eux, et en 13 ans, il enregistre sept albums, réalise  diverses bandes originales de films, et participe à une intense activité scénique tant en Italie qu’à l’étranger. Il enseigne l’art de l’improvisation depuis 1997 au sein de l’école musicale de Jazz à Sienne. En septembre 2006 il publiera avec Avion Travel un nouvel album produit artistiquement par Paolo Conte et dédié à l’œuvre de ce dernier.

Collabrorations et concerts :

Ferruccio intervient aux cotés de  Mal Waldron, Arto Lindsay, Paolo Fresu, Rita Marcotulli, Stefano Battaglia, RobertoCipelli,Tino Tracanna , Ettore Fioravanti et d’autres artistes Jazz italiens. Par ailleurs il ;enregistre et tourne avec des artistes italiens majeurs tels que Fiorella Mannoia, Samuele Bersani, Gino Paoli, Patty Pravo.


Liens

www.kataweb.it
www.petramagoni.com
www.ferrucciospinetti.com


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